- Photographie Numérique Instantanée -

Les instants beaux.




Des âmes, des visages, des peaux, des fragments de vie,
des amoureux,
des vibrations et leurs coulisses,
l’envers du décor,
des morceaux de monde, des ptits bouts de trucs, de l’appétit,
et au milieu
les silhouettes qui saisissent
la lumière par corps.

Des hommes, des femmes, des enfants,
des travailleurs, des fainéants,
des soucieux, des insouciants, des renfrognés, des optimistes,
des farfelus, récalcitrants, des motivés, des fatalistes,
des généreux, des narcissiques,
des consciencieux et leurs mimiques,
des effrontés et des timides,
des farfadets, des splendides,
des soleils et des sourires, des ras-le-bol et des soupirs,
tous je les saisis,
les photographie.




Un moment, juste un instant, et déjà un souvenir

Rappelle-toi. L’Instant Présent. Tu te Souviens? Un Moment donné. Continuellement braver les Clichés, changer son Point de vue, aller au-delà des Perspectives évidentes, se livrer à de nouvelles Compositions. Avoir le Réflexe de faire une Mise au point Régulière, histoire de ne pas perdre son Objectif de vue. Développer longuement le Souvenir pour le garder intact. Le Moment venu, j’ai Toujours un trou de Mémoire. Ça ressemble un peu à une Photographie un Jour de brume, un Flou, une Image dont on ne distingue plus le détail, qui nous échappe à toute Vitesse. D’une Seconde à l’autre, c’est le vide, l’Oubli,
j’ai la Mémoire qui flanche.
Je me Souviens d’un Moment d’inattention. Un Instant suspendu, en Contre-jour, Rafale de Halos de Lumière. Un élément Déclencheur avait dû éveiller le Souvenir, provoquer le Flash. C’était Instantané, enivrant comme un rêve en plein Jour, déstabilisant comme une illusion d’Optique, une Aberration dans la réalité. Le Miroir d’un Paysage familier est apparu. Une Ouverture sur la Chambre de mon Enfance, le Portrait de ma mère, Jeune… On ne réalise Jamais Avant que ce soit Passé. La fragilité de l’Instant. Sa Sensibilité. Le Temps. Je ne veux pas Attendre qu’il soit trop Tard. Tu sais bien, tout est Momentané. La circonstance si Éphémère.


Mais moi, je l’attrape!



De 2012 à aujourd’hui, certains de mes projets sont passés entre les doigts du noir et blanc, d’autres dans le bain de la couleur.
Souvent aux frontières entre portrait et témoignage,
proposant toujours un regard,
parfois un positionnement,
ils sont invariablement nés d’un battement de cœur

Clique ici pour faire un tour dans Mes Projets Photographiques



“Et si c'était ça le bonheur, pas même un rêve, pas même une promesse, juste l'instant.”

Delphine de Vigan



« Derrière la saleté s’étalant devant nous, derrière les yeux plissés et les visages mous,
au-delà de ces mains, ouvertes ou fermées, qui se tendent en vain ou qui sont poing levé,
plus loin que les frontières qui sont de barbelés,
plus loin que la misère,
Il nous faut regarder
Il nous faut regarder ce qu’il y a de beau,
Le ciel gris ou bleuté, les filles au bord de l’eau,
l’ami qu’on sait fidèle,
le soleil de demain, le vol d’une hirondelle,
le bateau qui revient
Par-delà le concert des sanglots et des pleurs, et des cris de colère des hommes qui ont peur,
par-delà le vacarme des rues et des chantiers, des sirènes d’alarme, des jurons de charretier,
Plus fort que les enfants qui racontent les guerres, et plus fort que les grands qui nous les ont fait faire,
Il nous faut écouter l’oiseau au fond des bois, le murmure de l’été,
le sang qui monte en soi,
les berceuses des mères, les prières des enfants,
Et le bruit de la terre
qui s’endort doucement. »

Jacques Brel





autoportrait gaelle hartmann photographe strasbourg

Il paraît que c’est intéressant de savoir pourquoi on fait les choses. Alors j’ai essayé d’expliquer… je ne suis pas sûre que ce soit satisfaisant mais tu peux lire si tu veux !
Lire les bidules que j’ai écrits à propos de moi-même





« Le hasard a de ces sortilèges, pas la nécessité. »

Milan Kundera



Ce n’est pas la même discipline mais, parfois, il m’arrive de filmer
Alors si tu t’ennuies, tu peux cliquer ici et voir ce que ça donne




« La photo c’est la chasse,
c’est l’instinct de chasse sans l’envie de tuer.
C’est la chasse des anges…


On traque, on vise, on tire et – Clac !
Au lieu d’un mort, on fait un éternel. »

Chris Marker



Et si tu veux m’écrire…
Tu peux le faire par ici






« Combien de temps, combien de temps encore? Des années, des jours, des heures, Combien? Quand j’y pense, mon cœur bat si fort… Mon pays c’est la Vie. Combien de temps encore, combien? Je l’aime tant, le temps qui reste. Je veux rire, courir, pleurer,parler, Et voir, et croire, et boire, danser, Crier, manger, nager, bondir, désobéir, Je n’ai pas fini, je n’ai pas fini! Voler, chanter, partir, repartir, Souffrir, aimer, Je l’aime tant le temps qui reste! Je ne sais plus où je suis né, ni quand, Je sais qu’il n’y a pas longtemps que mon pays c’est la Vie. Je sais aussi que mon père disait: « Le temps c’est comme ton pain, gardes-en pour demain… » J’ai encore du pain Encore du temps, mais combien? Je veux jouer encore, Je veux rire des montagnes de rires! Je veux pleurer des torrents de larmes, Je veux boire des bateaux entiers de vin de Bordeaux et d’Italie, Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans J’ai pas fini, j’ai pas fini! Je veux chanter, Je veux parler jusqu’à la fin de ma voix, Je l’aime tant le temps qui reste… Combien de temps, Combien de temps encore? Des années, des jours, des heures, Combien? Je veux des histoires, des voyages! J’ai tant de gens à voir, tant d’images, Des enfants, des femmes, des grands hommes, des petits hommes, des marrants, des tristes, des très intelligents et des cons. C’est drôle, les cons, ça repose. C’est comme le feuillage au milieu des roses. Combien de temps, combien de temps encore? Des années, des jours, des heures, Combien? Je m’en fous mon Amour, Quand l’orchestre s’arrêtera, je danserai encore! Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul! Quand le temps s’arrêtera… Je t’aimerai encore. Je ne sais pas où, je ne sais pas comment… Mais, je t’aimerai encore.
D’accord?  »

Jean-Loup Dabadie